Du manoir à la fin du monde
Synthèse et questions sur l’article
Du manoir aristo-sarcastique britannique aux confins d’un réalisme âpre et sans concession, ce quatrième Months in review confirme une chose : le cinéma, quand il est habité, ne laisse jamais indemne. Film d’horreur préféré de Robert Bloch – auteur du roman Psychose (1959) –, et précurseur essentiel de Psycho (1960) d’Alfred Hitchcock, le Maître du Suspense, Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot est un chef-d’œuvre du cinéma qui a profondément marqué le genre horrifique, notamment grâce à un twist final aussi audacieux que déroutant.
- Dans cette satire britannique atypique, un jeune voleur se retrouve intégré malgré lui à une famille aristocratique installée dans un immense manoir où tensions familiales, secrets et situations absurdes s’accumulent.
- À première vue, Les Diaboliques semble un film plutôt ordinaire : l’épouse fragile et la maîtresse déterminée d’un directeur d’école haï élaborent ensemble un plan pour l’assassiner, tout en se ménageant un alibi parfait.
- Loin de chercher à séduire ou à rassurer, le film s’enfonce dans une réalité rugueuse, presque inconfortable, où chaque scène semble refuser toute forme de consolation facile.
- Avec sa mise en scène minimaliste, sa bande-son synthétique inquiétante et son atmosphère presque irréelle, le film s’impose comme l’un des films d’horreur les plus marquants des années 2010.
- Dickinson filme sans détour, avec une sensibilité brute qui capte autant les silences que les tensions, laissant émerger une œuvre lente mais habitée, portée par une véritable intention de cinéma.
Questions restantes ce matin : 5 / 5. Réinitialisation à 12 h.
Du manoir aristo-sarcastique britannique aux confins d’un réalisme âpre et sans concession, ce quatrième Months in review confirme une chose : le cinéma, quand il est habité, ne laisse jamais indemne.
Urchin (2025)

This is not a feel-good story. Vous êtes prévenus.
Avec Urchin, Harris Dickinson signe des débuts de réalisateur aussi âpres que prometteurs. Loin de chercher à séduire ou à rassurer, le film s’enfonce dans une réalité rugueuse, presque inconfortable, où chaque scène semble refuser toute forme de consolation facile. Dickinson filme sans détour, avec une sensibilité brute qui capte autant les silences que les tensions, laissant émerger une œuvre lente mais habitée, portée par une véritable intention de cinéma. Filmant son personnage principal avec une certaine distance, il y injecte par moments une touche de fantastique qui ne fait qu’accentuer, paradoxalement, la rudesse de son réalisme.
Les diaboliques (1955)

Film d’horreur préféré de Robert Bloch – auteur du roman Psychose (1959) –, et précurseur essentiel de Psycho (1960) d’Alfred Hitchcock, le Maître du Suspense, Les Diaboliques d’Henri-Georges Clouzot est un chef-d’œuvre du cinéma qui a profondément marqué le genre horrifique, notamment grâce à un twist final aussi audacieux que déroutant.
À première vue, Les Diaboliques semble un film plutôt ordinaire : l’épouse fragile et la maîtresse déterminée d’un directeur d’école haï élaborent ensemble un plan pour l’assassiner, tout en se ménageant un alibi parfait. Elles mettent leur plan à exécution… mais le corps, lui, disparaît.
À sa sortie, le film fut salué par la presse pour l’intensité de son duo féminin et son atmosphère oppressante. Tourné en noir et blanc, Clouzot exploite un cadre délabré et un climat de paranoïa constante pour installer une tension qui ne cesse de croître.
Allez voir le film, mais ne soyez pas diaboliques. Ne détruisez pas le plaisir que pourraient en tirer vos amis. Ne leur racontez pas ce que vous avez vu.
Fackham Hall (2025)

Dans cette satire britannique atypique, un jeune voleur se retrouve intégré malgré lui à une famille aristocratique installée dans un immense manoir où tensions familiales, secrets et situations absurdes s’accumulent. Entre enquête, romance et humour excentrique (le titre même sonnant comme un facétieux Fuck ’em all), le film s’amuse à détourner les codes des célèbres drames historiques anglais. Il multiplie aussi les clins d’œil historiques et littéraires, particulièrement autour de Tolkien, dont plusieurs scènes suggèrent que l’auteur s’inspire des personnages et situations de Fackham Hall pour écrire plus tard The Hobbit.
Avec son ambiance volontairement théâtrale et son humour absurde, Fackham Hall propose une lecture légère et parodique de l’univers aristocratique britannique. Un choix intéressant qui rappelle à quel point le cinéma britannique excelle dans la comédie.
Melancholia (2011)

Melancholia (2011) est, sans conteste, un véritable chef-d’œuvre. Dès les premières minutes, Lars von Trier impose une signature visuelle et émotionnelle d’une rare puissance. L’introduction du film compte parmi les plus marquantes : une séquence presque hypnotique, portée par une musique incroyable. Au centre de cette fresque, Kirsten Dunst livre une performance magistrale, tout en nuances et en retenue. Autour d’elle, les autres interprétations sont tout aussi solides. Sans jamais chercher à expliquer ou à rassurer, Melancholia s’impose comme une expérience sensorielle et émotionnelle qui laisse une empreinte durable bien après le générique.
It Follows (2014)

Après une relation intime, une jeune femme réalise qu’une mystérieuse entité a commencé à la poursuivre lentement, prenant l’apparence de différentes personnes. Peu importe où elle va, la présence continue d’avancer – calmement, inexorablement.
Réalisé par David Robert Mitchell, It Follows transforme une idée simple en expérience profondément anxiogène. Avec sa mise en scène minimaliste, sa bande-son synthétique inquiétante et son atmosphère presque irréelle, le film s’impose comme l’un des films d’horreur les plus marquants des années 2010.
Un long-métrage qui mise moins sur les jumpscares que sur une peur constante et psychologique, tout en proposant une réflexion subtile autour de la peur, du désir et de la transmission.