Des morts, des monstres et des larmes
Synthèse et questions sur l’article
Ce mois-ci, la sélection navigue entre les rires les plus noirs et les larmes les plus sincères ; de la comédie funèbre à l’épopée décomplexée, en passant par l’horreur qui dérange et celle qui rassure. Réalisé par Julia Hart et écrit avec Laura Hankin et Jordan Horowitz, le film trouve sa force dans cette drôle de contradiction : Sophie est à l’âge où tout devrait commencer, alors qu’elle doit déjà apprendre à faire ses adieux.
- Et malgré un sujet qui aurait facilement pu tomber dans le tire-larmes, le film évite plutôt bien le piège.
- Porté par l’alchimie de ses deux héros et des mises à mort inventives, le film a été salué à sa sortie pour son équilibre habile entre humour noir, romance et scènes de slasher sanglantes.
- Séparé de son Sabre du Pouvoir depuis quinze ans, le prince Adam mène une existence banale sur Terre, jusqu’au jour où l’arme refait surface et le ramène sur Eternia, le monde qu’il a quitté enfant et qu’il retrouve désormais à genoux sous le joug de Skeletor.
- Sophie doit alors continuer à vivre son quotidien d’adolescente entre l’école, les répétitions, les amitiés et les premiers émois tout en faisant face à cette réalité qui bouleverse toute sa famille.
- Le film parle moins de la maladie que de ce qui vient après : l’attente, les souvenirs qu’on essaie de fabriquer, l’amour qu’on voudrait retenir et, surtout, l’apprentissage difficile du lâcher-prise.
Questions restantes ce matin : 5 / 5. Réinitialisation à 12 h.
Ce mois-ci, la sélection navigue entre les rires les plus noirs et les larmes les plus sincères ; de la comédie funèbre à l’épopée décomplexée, en passant par l’horreur qui dérange et celle qui rassure. De quoi trouver chaussure à tous les pieds, quelle que soit l’humeur du moment.
Muertos S.L. (2024)

À la Funéraria Torregrosa, tout le monde fait de son pire pour que cette entreprise continue à fonctionner. Et, étrangement, ça marche.
Avec ses employés hauts en couleur, ses petites guerres internes et ses finances au bord de la faillite, on n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer dans cette série espagnole qui a décidé de faire d’une entreprise de pompes funèbres le décor parfait pour une bonne dose d’humour noir.
Après la mort du fondateur, chacun veut mettre la main sur la Torregrosa. Entre ambitions personnelles, conflits familiaux, concurrence et situations complètement absurdes, la mort devient finalement le cadet de leurs soucis.
Et puis, quatre saisons et puis on arrête. C’est le choix qu’ont fait les créateurs de la série pour tirer leur révérence sans étirer inutilement la recette. La quatrième saison, sortie en août, est en effet la dernière.
Muertos S.L., c’est une comédie noire, irrévérencieuse et franchement décalée, parfaite pour celles et ceux qui aiment rire là où on ne devrait peut-être pas.
Disponible sur Netflix.
Heart Eyes (2025)

Fan de comédie romantique et d’horreur ? Voilà une proposition qui risque assurément de vous plaire.
Depuis deux ans, un tueur en série surnommé le « Heart Eyes Killer » (le tueur aux yeux en cœur) s’en prend aux couples chaque Saint-Valentin. À Seattle, deux collègues obligés de travailler tard ce soir-là sont pris pour un couple et deviennent malgré eux sa prochaine cible. Les deux protagonistes doivent alors s’unir pour survivre à la nuit la plus romantique et la plus mortelle de l’année.
Réalisé par Josh Ruben, avec Olivia Holt et Mason Gooding, Heart Eyes est une comédie romantique horrifique (slasher) américaine sortie au cinéma le 7 février 2025. Porté par l’alchimie de ses deux héros et des mises à mort inventives, le film a été salué à sa sortie pour son équilibre habile entre humour noir, romance et scènes de slasher sanglantes. Un succès surprise qui lui vaut déjà une suite annoncée pour 2028.
Disponible sur Netflix.
Leviticus (2026)

Lévitique 20:13 : « Si un homme couche avec un homme comme on couche avec une femme, ils ont fait tous deux une chose abominable ; ils seront punis de mort : leur sang retombera sur eux. »
Comme l’année dernière, le cinéma d’horreur poursuit sa domination et continue de nous proposer des œuvres aussi riches que variées. Si le phénomène Obsession a su monopoliser l’attention, tant par ses thèmes que par les performances marquantes de ses acteurs et sa course frénétique au box-office mondial, un autre film indépendant mérite également le détour. Un film qui, comme Obsession, place les relations humaines au cœur de son récit.
Après avoir été forcés de subir un rituel de thérapie de conversion, deux adolescents, Naim et Ryan, sont traqués par une entité violente. Le monstre prend alors la forme de ce qu’ils désirent le plus au monde : le visage de l’autre.
Horreur, surnaturel et psychologie : Lévitique est un film australien coproduit par Causeway Films, la société derrière The Babadook (2014). En 88 minutes, le récit nous plonge dans la réalité de jeunes homosexuels confrontés au rejet et aux rituels de « délivrance » qui leur sont imposés par leur entourage. Le film nous pousse alors à nous interroger sur la véritable figure du mal : l’amour entre deux adolescents ou la violence religieuse et le rejet de la société ?
Tout comme Obsession, Lévitique rappelle une fois de plus que le cinéma peut être à la fois horrifique et chirurgical, en utilisant les codes du genre pour disséquer avec précision les violences qui traversent les relations humaines.
Actuellement disponible sur Apple TV.
Masters of the Universe (2026)

Par le pouvoir du crâne ancestral, je détiens la force toute-puissante !
Plus de 40 ans après sa première adaptation en série animée, la célèbre ligne de jouets Mattel qui a marqué plusieurs générations revient sur les écrans, et cette fois en plus grand, plus fun, plus spectaculaire.
Séparé de son Sabre du Pouvoir depuis quinze ans, le prince Adam mène une existence banale sur Terre, jusqu’au jour où l’arme refait surface et le ramène sur Eternia, le monde qu’il a quitté enfant et qu’il retrouve désormais à genoux sous le joug de Skeletor. Pour sauver sa famille et son royaume, Adam devra s’allier à Teela et Duncan/Man-At-Arms et enfin embrasser son destin : devenir He-Man, l’homme le plus puissant de l’univers.
Avec Nicholas Galitzine (The Idea of You, The Sheep Detectives) dans le rôle-titre, aux côtés de Camila Mendes et Idris Elba, le film assume pleinement son statut de blockbuster coloré et énergique aux accents 80’s. Il ne cherche jamais à donner à son univers une gravité qu’il n’a pas besoin d’avoir. Jared Leto, méconnaissable en Skeletor, cabotine avec un plaisir communicatif et vole régulièrement la vedette au reste du casting. Les nostalgiques apprécieront également le clin d’œil offert par le caméo de Dolph Lundgren, l’He-Man du film culte de 1987.
Du pur divertissement décomplexé, généreux et assumé, à savourer sans aucun remords.
À découvrir sur Prime Video.
Don’t Say Good Luck (2026)

Ou comment les dernières minutes d’un film autour d’une ado qui apprend à laisser partir sa mère nous ont fait pleurer.
Sunny Sandler incarne Sophie, une lycéenne qui voit son rêve se réaliser lorsqu’elle décroche le rôle principal de la comédie musicale de son école. Mais alors qu’elle devrait se préparer à monter sur scène, sa vie bascule : le cancer de sa mère est revenu et cette fois, il n’y a peut-être plus beaucoup de temps.
Sophie doit alors continuer à vivre son quotidien d’adolescente entre l’école, les répétitions, les amitiés et les premiers émois tout en faisant face à cette réalité qui bouleverse toute sa famille. À ses côtés, Melanie Lynskey, dans le rôle de sa mère Elizabeth, livre une interprétation particulièrement touchante.
Réalisé par Julia Hart et écrit avec Laura Hankin et Jordan Horowitz, le film trouve sa force dans cette drôle de contradiction : Sophie est à l’âge où tout devrait commencer, alors qu’elle doit déjà apprendre à faire ses adieux.
C’est ce qui fait de Don’t Say Good Luck un coming-of-age un peu particulier. Le film parle moins de la maladie que de ce qui vient après : l’attente, les souvenirs qu’on essaie de fabriquer, l’amour qu’on voudrait retenir et, surtout, l’apprentissage difficile du lâcher-prise.
Et malgré un sujet qui aurait facilement pu tomber dans le tire-larmes, le film évite plutôt bien le piège. Ses personnages restent humains, imparfaits et loin d’être caricaturaux. Et quand arrive la fin… disons simplement qu’il vaut mieux avoir quelques mouchoirs à portée de main.
C’est pour toutes ces raisons que Don’t Say Good Luck fait partie de notre sélection ce mois-ci.
À retrouver sur l’indétrônable Netflix.