Du village aux jeux mortels
Synthèse et questions sur l’article
Entre retours attendus, nouvelles sorties et œuvres à (re)découvrir, cette sélection du mois nous entraîne des villages fantastiques de l’Inde jusqu’aux jeux mortels d’un futur dystopique, à travers cinq univers aussi différents que captivants. Entre comédie musicale et fable écologique, le film nous transporte dans un village minier dont les habitants sont condamnés à ne plus s’exprimer qu’en chansons après avoir abattu le dernier arbre survivant de la région.
- Avec George Clooney en star vieillissante et Adam Sandler dans la peau de son manager dévoué, Jay Kelly est une petite odyssée douce-amère sur les sacrifices qu’impose la gloire et sur cette quête universelle : se retrouver soi-même.
- Malgré un échec commercial et un accueil mitigé, The running man demeure un divertissement d’action rythmé, porté par un casting savoureux (Michael Cera notamment), à voir pour le spectacle plus que pour la finesse du propos social qu’il esquisse.
- Sing Geetham signe le retour de Singeetham Srinivasa Rao, réalisateur culte du cinéma indien, après dix ans d’absence, avec un projet qu’il portait depuis près de quarante ans.
- Réalisée par Edgar Wright (Baby Driver, Last Night in Soho, Scott Pilgrim) avec Glen Powell dans le rôle de Ben Richards, The running man est un thriller d’action dystopique, teinté de science-fiction.
- À Manille, Alexandra Trese, une jeune babaylan héritière d’un pacte conclu par son père, sert de médiatrice entre le monde des humains et celui des créatures du folklore philippin, tout en agissant comme détective privée aux côtés de la police lorsque le surnaturel s’invite dans les enquêtes criminelles.
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Entre retours attendus, nouvelles sorties et œuvres à (re)découvrir, cette sélection du mois nous entraîne des villages fantastiques de l’Inde jusqu’aux jeux mortels d’un futur dystopique, à travers cinq univers aussi différents que captivants.
Sing Geetham (2026)

Sing Geetham signe le retour de Singeetham Srinivasa Rao, réalisateur culte du cinéma indien, après dix ans d’absence, avec un projet qu’il portait depuis près de quarante ans. Entre comédie musicale et fable écologique, le film nous transporte dans un village minier dont les habitants sont condamnés à ne plus s’exprimer qu’en chansons après avoir abattu le dernier arbre survivant de la région.
Derrière ce conte aussi singulier qu’envoûtant se dessine une réflexion sur la cupidité, le rapport de l’homme à la nature et les conséquences de ses choix. Le tout porté par la musique de Devi Sri Prasad et une esthétique fantastique pleinement assumée, même si certains effets visuels peuvent paraître inégaux.
Ce qui marque avant tout, c’est cette liberté de ton. Sing Geetham assume pleinement son univers décalé tout en abordant des thèmes d’une étonnante actualité. C’est un film qui rappelle que le cinéma peut encore surprendre lorsqu’il ose sortir des sentiers battus. Une belle découverte, portée par un réalisateur qui, plus de six décennies après ses débuts, continue d’inventer, d’expérimenter et de croire au pouvoir du cinéma.
À découvrir sur Netflix, en version originale sous-titrée.
Trese : Entre deux mondes (2021)

Trese est une série animée produite par Jay Oliva (Justice League : The Flashpoint Paradox, Justice League Dark), adaptée d’un komiks (bande dessinée philippine) à succès.
À Manille, Alexandra Trese, une jeune babaylan héritière d’un pacte conclu par son père, sert de médiatrice entre le monde des humains et celui des créatures du folklore philippin, tout en agissant comme détective privée aux côtés de la police lorsque le surnaturel s’invite dans les enquêtes criminelles. Six épisodes d’une trentaine de minutes, entre polar, horreur et mythologie locale – Trese propose une esthétique soignée influencée par l’animation japonaise.
On y retrouve également un peu de l’ADN de Constantine (DC Comics), l’enquêteur du surnaturel naviguant entre deux mondes, les pactes occultes, l’ambiance urbaine sombre. Ceux qui aiment cet univers devraient s’y retrouver sans mal.
À (re)découvrir sur Netflix.
Jay Kelly (2025)

Les films sur Hollywood racontent souvent les coulisses du succès. Jay Kelly choisit une autre voie : celle d’un homme qui a tout ce dont on peut rêver, mais qui peine à trouver un sens à sa propre existence. Sous la direction de Noah Baumbach, George Clooney incarne une immense star de cinéma dont la vie bascule lorsqu’il est contraint de regarder au-delà de l’image que le monde s’est construite de lui.
Au fil de son voyage, Jay Kelly se retrouve confronté à ses regrets, à ses relations familiales et à cette question que le film ne cesse de poser : que reste-t-il d’une personne lorsque les projecteurs s’éteignent ? Sans jamais tomber dans le spectaculaire, le film prend le temps de laisser respirer ses personnages et leurs émotions.
S’il ne fallait retenir qu’un film ce mois-ci sur le prix de la célébrité, ce serait celui-là. Avec George Clooney en star vieillissante et Adam Sandler dans la peau de son manager dévoué, Jay Kelly est une petite odyssée douce-amère sur les sacrifices qu’impose la gloire et sur cette quête universelle : se retrouver soi-même.
À découvrir sur Netflix.
They Will Kill You (2026)

Asia Reaves, une ex-détenue, répond à une annonce pour devenir femme de ménage dans « Le Virgil », un gratte-ciel luxueux et mystérieux de New York. Elle découvre rapidement que l’immeuble est le repaire d’une secte satanique adepte de sacrifices humains, responsable de nombreuses disparitions de personnel. Elle doit alors lutter pour sa survie au cours d’une nuit sanglante et explosive.
Réalisé par Kirill Sokolov, They Will Kill You est une comédie horrifique survitaminée qui mêle l’énergie déjantée de Kill Bill à l’humour noir de Ready or Not. Porté par une excellente Zazie Beetz, entourée de Heather Graham et Patricia Arquette, le film enchaîne scènes d’action inventives, gore assumé et humour mordant. Un divertissement aussi sanglant que jubilatoire, qui s’impose comme l’une des surprises du genre en 2026.
Disponible sur Google TV.
The Running Man (2025)

Réalisée par Edgar Wright (Baby Driver, Last Night in Soho, Scott Pilgrim) avec Glen Powell dans le rôle de Ben Richards, The running man est un thriller d’action dystopique, teinté de science-fiction. Il constitue la seconde adaptation du roman éponyme de Stephen King, faisant suite à la version culte de 1987 avec Arnold Schwarzenegger.
Dans une société future oppressante, l’émission de téléréalité The Running man bat tous les records d’audience. Le principe est mortel : des candidats désignés comme « Runners » doivent survivre pendant 30 jours tout en étant traqués par des tueurs d’élite. Pour sauver sa fille malade, Ben Richards (Glen Powell) accepte de participer au jeu. Cependant, son instinct de survie et sa rébellion vont rapidement faire de lui le favori du public, menaçant la stabilité de tout le système. Josh Brolin y campe le producteur impitoyable de l’émission, et Colman Domingo son animateur.
Malgré un échec commercial et un accueil mitigé, The running man demeure un divertissement d’action rythmé, porté par un casting savoureux (Michael Cera notamment), à voir pour le spectacle plus que pour la finesse du propos social qu’il esquisse.
Actuellement disponible sur Netflix.